A propos

AVZIM (au pluriel : Ivzimen)

Grande fibule triangulaire en email cloisonné. On retrouve comme dans l’appellation kabyle Tabzimut, qui veut dire boucle (racine: fermer). Cette fibule triangulaire a 28 cm fois 15 cm. Elles se portent par deux, reliées par une chaîne qui soutient souvent un porte-talisman triangulaire en émail cloisonné aussi. Comme la tabzimut, elle est travaillée sur les deux faces. Au recto, ornée de coraux et, au verso, uniquement un travail en émaux cloisonnés bleu et vert. La fixation des vêtements par les fibules se fait par l’ardillon sur lequel pivote un cercle presque fermé dans lequel on pince l’étoffe.

Continent: Afrique

Pays: Maroc, Algérie, Libye, Tunisie, Égypte, et les régions des Touareg

Peuples: Chaoui, Soussi, Rifain, Kabyle, Chenoui, Mozabite, Nafoussi, Tamasheq, ...

Langue: Tamazight - famille des langues chamito-sémitiques (afro-asiatiques)        

LE PEUPLE BERBERE/AMAZIGH : Les Berbères (en berbère appelés Amazigh), sont un ensemble d'ethnies autochtones d'Afrique du Nord (allant des îles Canaries à la Vallée du Nil). Connus dans l'Antiquité sous les noms de Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou encore Numides. Le plus connu des royaumes Berbères fut la Numidie avec ses rois Gaïa, Syphax, Massinissa, Juba I et II. Il y eut aussi des expansions Berbères à travers le sud du Sahara; la plus récente étant celle des Touaregs (Targui en berbère) et la plus ancienne celle des Capsiens. Les Berbères constituent une mosaïque de peuples se caractérisant par des relations linguistiques, culturelles et ethniques. A travers l'histoire, les Berbères et leurs langues ont connus des influences romaines, puniques, arabes, turques ou encore français. Cependant, le terme "Berbère" est un exonyme qui n'est pas forcément reconnu par certains berbérophones qui préfèrent les variantes du terme "Amazigh", qui signifie "Homme Libre". La lettre "Z" (aza ou yaz) du Tifinagh (système d'écriture Amazigh) est présent partout, notamment sur le drapeau officiel berbère.

ORIGINES : La lignée maternelle (de l'ADN) directe des Berbères la plus ancienne datant du paléolithique (30.000 ans avant notre ère) est représentée par l'haplo groupe d'origine ouest-eurasienne.

Les Touaregs (Targui) se situent dans une position intermédiaire entre les populations subsahariennes et les autres Berbères. Il y a environ 20.000 ans, une population située entre les actuelles Érythrée et l'Éthiopie s'est scindée en 3 groupes. L'un de ces groupes a remonté le Nil puis s'est dirigé vers les pays du Maghreb qu'il pénètre par l'est. Le groupe laisse des traces de son passage à Gafsa (ville actuelle en Tunisie), d'où vient le nom de Capsienne. Ce groupe dit "proto-Berbères", ancêtres des actuels Berbères, rencontre en arrivant dans le Maghreb le Mechta et Arbi (ou Homme Cro-Magnon du Maghreb).

LES LANGUES BERBERES/AMAZIGHS : Elles couvrent une aire géographique immense: Afrique du Nord et Sahara-Sahel. Il s'agit de la langue autochtone du nord de l'Afrique.

Le Berbère est l'une des branches de la grande famille linguistique chamito-sémitique (ou afro-asiatique), qui comprend, outre le berbère, le sémitique, le couchitique, l'égyptien ancien et avec un degré de parenté plus éloignée, le groupe "tchadique" (haoussa). Langue partout minoritaire, elle s'est diversifiée en de nombreuses variétés dialectales dont l'importance va de quelques centaines à quelques milliers d'individus. On rencontre les berbérophones principalement au Maroc (40 à 45%), en Algérie (25 à 30%), au Niger, au Mali et au Burkina-Faso (Touareg), en Libye, en Tunisie, en Mauritanie et en Égypte.

Le berbère/tamazight est longtemps resté sans aucune reconnaissance institutionnelle en Algérie et au Maroc. Bien que le berbère/tamazight soit une langue essentiellement de tradition orale, les Berbères possèdent, depuis au moins deux millénaires et demi, leur propre système d'écriture appelé Tifinagh ("libyco-berbère"). Actuellement, cet alphabet est toujours utilisé par les Touaregs (Targui) et il a connu, sous des formes adaptées, une certaine extension dans les milieux kabyles et marocains. La langue berbère a été en contact avec de nombreuses langues extérieures depuis la haute Antiquité: le punique d'abord, avec le Carthage et les autres implantations phéniciennes; le latin pendant toute la durée de la domination romaine et de la période chrétienne; l'arabe, depuis la conquête de l'Afrique du Nord et l'islamisation des Berbères (au début du VIIIe siècle) par les Arabes; le français enfin, à travers la colonisation.

L'ART BERBERE/AMAZIGH :L'art amazigh est reconnaissable à quelques traits particuliers. Les thèmes et les décors sont toujours abstraits et simples. Il manifeste essentiellement dans, entre autres, les œuvresarchitecturales, le se tissage, la musique, la danse.

L'art amazigh apparaît particulièrement dans les tapis, les bijoux, la céramique, la décoration de l'intérieur des maisons, les tatouages, sous forme de dessins géométriques qui excluent souvent l'arabesque mais reprennent souvent des caractères de l'alphabet Tifinagh.

LES RELIGIONS ET CROYANCES ORIGINELLES DES BERBERES/AMAZIGHS :Depuis la préhistoire, plusieurs religions (monothéistes, païennes, locales et étrangères) s'étaient répandues dans la population Amazigh. Les anciens étaient sensibles à l'aspect impressionnant de certains éléments naturels; la montagne, l'eau, les astres et, en première ligne, le soleil et la lune. Ces aspects étaient vénérés et devenus objets de cultes. Les cavernes et les grottes l'étaient également.  Ils ont accordé des dieux à certains éléments naturels. Ainsi, Anzar, Lillu, Thililua furent dieux des eaux, Ifru et Bacox furent dieux des montagnes etc. Certaines de ces croyances et pratiques divinatoires païennes, tels l'incubation, le rite d'obtention de la pluie (Taslit n Anzar), les rites d'exorcisme, subsistent encore aujourd'hui.

Les bijoux kabyles :

Leur particularité est la présence d’émaux de couleurs différentes (bleus, verts, jaunes pour les pièces récentes) qui contrastent avec le rouge vif du cabochon en corail serti. L’émail est une poudre qui se compose en général de sable, de minium, de potasse, et de soude finement broyée. A température élevée, il se vitrifie. Les différents oxydes utilisés pour le teinter sont :

  • l’oxyde de chrome pour le vert foncé translucide,
  • l’oxyde de cobalt pour le bleu translucide,

  • le bioxyde de cuivre pour le vert clair opaque

  • le chromate de plomb pour le jaune.

La technique de l’émaillage pratiquée en Kabylie revêt un caractère particulier qui consiste à délimiter les parties des bijoux destinées à être colorées. Pour cela des fils en argent sont soudés sur une plaque d’argent. Ils délimitent des compartiments qui reçoivent les émaux. En outre une concentration plus ou moins importante de substance colorante permet d’obtenir des couleurs plus ou moins vives ou plus ou moins sombres, mais la marge de manœuvre du bijoutier est très étroite. Après un séchage à l’air ambiant, la pièce de bijouterie est placée dans un four. Les émaux ne prendront un aspect brillant et lumineux qu’après avoir été refroidis. La moindre erreur de dosage ou de température peut entraîner une catastrophe. Trop concentré ou au contraire trop dilué, le colorant ne cristallise pas ou donne un résultat médiocre. De plus aucune reprise n’est possible. Cependant, l’artisan a une très grande connaissance de son travail et il rate rarement une pièce, allant même jusqu’à obtenir de très subtiles variantes de couleurs.

Outre l’émaillage l’artisan utilise d’autres techniques telles le filigrane, la granulation, l’incision et la gravure sur plomb.
Pour la soudure, l’artisan kabyle utilise différents titrages d’argent. Le corps du bijou est en argent pratiquement pur (titrage supérieur à 900 millièmes). Pour les soudures les alliages utilisés vont de 831 millièmes à 475 millièmes d’argent par partie (la partie restante étant du borax et du cuivre) et le bijoutier utilise cinq alliages de titrages décroissants. Leur température de fusion va de 830° à 700°c. S’il multiplie les soudures, l’artisan doit en effet utiliser des alliages dont le titrage est de plus en plus faible et dont le point de fusion est de plus en plus bas. Ceci signifie que lorsqu’il fait une soudure, il est capable d’évaluer à moins de trente degrés près la température de sa lampe à souder, sans quoi il dégraderait gravement le bijou qu’il travaille. La température optimale de soudure d’un alliage étant d’une petite dizaine de degrés au-dessus de son point de fusion, l’atteindre est un véritable exploit d’autant que la lampe à souder est le plus souvent artisanale. Malgré ces contraintes extrêmes, l’artisan kabyle rate très rarement une soudure, sachant obtenir la température optimale. Plus qu’un artisan, il est un artiste du feu !
L’existence de bracelets et de chevillées à fermoir à aiguille, dont on sait qu’ils remontent à la préhistoire, n’est pas contradictoire : il est fort probable que les imazighen ont conservé les modèles anciens de bijoux pour l’armature, et ont intégrés les nouvelles techniquespour la décoration.
Les bijoux kabyles sont sans doute les héritiers d’un ensemble de techniques qui vont de la préhistoire au Moyen Age.

Symboles berbères et significations

Les symboles berbères, on les trouve sur tous les objets traditionnels, que ça soit le Tapis,le bijou, la poterie, la boiserie, ou même la tenue traditionnelle...des formes et des motifs et des symboles sont utilisés pour décorer et colorer...C’est très beau à voir.

Le tapis et le bijou berbère, comme les autres moyens et objets sont un lieu de mémoire collective exprimant une philosophie de vie, des coutumes et des croyances est donc aussi l’image de l’univers de l’artiste, de ses pensées, de ses émotions, de sa fantaisie et de son langage visuel.

Cela apparaît alors comme un texte au sens caché que nous tentons de déchiffrer en pénétrant dans ce monde dont les rites et les croyances sont transmis depuis des millénaires.

Chaque symbole et signe berbère est chargé de sens, qui correspondent à la personnalité ou déterminent les caractéristiques, bonnes et mauvaises à la fois, de la personne qui les porte, sans pour cela être déterminants.

 

Ces dessins qui représentent des objets familiers n'ont que rarement une seule valeur décorative ! le plus souvent ils rappellent un rite où la femme kabyle se remémore les moyens d'attaque et de défense pour conserver son bonheur, ils ont pour but de lui rappeler tous les rites magiques et superstitieux qui peuvent, d'après leurs croyances, les rendre heureuses ou malheureuses.

Ni les objets (peigne, lampe, lit, cruche) ni les animaux (scorpion, lézard, crapaud, mille-pattes, composant le « bestiaire de la sorcellerie » destiné à protéger le couple dans son intimité, exorcisant l'adultère, la maladie et à lui apporter la santé, l'entente, l'harmonie et la fécondité représentés sous forme d'idéogrammes, ne sont pris au hasard.

L'art s'est insensiblement dégagé des pratiques magico-mystiques auxquelles il était indissolublement lié à l'origine


Produit ajouté au panier avec succès
Quantité
Total:
Il y a 0 produits dans votre panier. Il y a 1 produit dans votre panier.
Total produits
Frais de port  To be determined
Total:
Continuer mes achats Commander